Bilal Diab - Photo : Samidoun

Bilal Diab, prisonnier palestinien en Israël, est à nouveau en grève de la faim

Ma’an NewsBilal Diab, ancien prisonnier palestinien en grève de la faim de longue durée, a entamé mercredi sa septième journée de grève de la faim pour protester contre sa détention administrative – la politique israélienne d’internement largement condamnée, sans inculpation ni jugement et sans limite de durée – a déclaré mercredi la Société Palestinienne des Prisonniers (PPS).

Diab, un habitant du village de Kafr Raai dans le district de Jénine au nord de la Cisjordanie, a été à nouveau kidnappé lors d’une attaque des troupes d’occupation à son domicile le 14 juillet, et il avait immédiatement entamé une grève de la faim qui a alors duré 20 jours, selon Addameer.

Il avait également fait une grève de la faim de 77 jours dans sa prison en 2012, aux côtés de Thaer Halahleh, pour protester contre leurs détentions administratives. Il avait été libéré le 9 août 2012 après avoir conclu un accord avec les autorités israéliennes pour mettre fin à sa grève.

Selon le PPS, Diab est actuellement détenu en isolement à la prison d’Ashkelon en Israël, en punition de sa grève de la faim. Le groupe a souligné que la quatrième Convention de Genève interdit à une puissance occupante de déplacer des prisonniers du territoire occupé (Cisjordanie) vers l’État occupant (Israël).

L’avocat du PPS qui a visité Diab en prison a déclaré qu’il avait également commencé à refuser de l’eau pour protester contre son transfert en isolement lundi.

Diab, selon l’avocat, refuse également de prendre des vitamines ou de subir des examens médicaux. Son état de santé se serait rapidement détérioré, a indiqué le PPS, ajoutant qu’il souffrait actuellement d’un épuisement général, de maux de tête, de douleurs aux oreilles et de douleurs abdominales et dorsales.

Diab serait détenu dans une minuscule cellule infestée d’insectes, et on lui aurait donné un vieux matelas et une couverture tout à fait insuffisante pour dormir, alors qu’il utilise ses chaussures comme oreiller. Il n’a pas été autorisé à se laver depuis qu’il a commencé sa grève, a déclaré le PPS.

Addameer considère la détention administrative, qui permet aux autorités israéliennes d’emprisonner quelqu’un sans divulguer aucune preuve contre eux, d’être une forme de «détention arbitraire» et de «torture psychologique».

Les Palestiniens développent souvent une variété de troubles psychologiques suite à cette politique de détention controversée, a déclaré le groupe, citant de longues périodes de dépression et d’anxiété chronique.

Les groupes de défense des droits de l’homme et les militants ont depuis longtemps souligné que l’utilisation de la détention administrative est un moyen pour Israël de détenir les Palestiniens sans justification. Cette politique est presque exclusivement utilisée contre les Palestiniens.

Selon Addameer, 6 279 Palestiniens étaient emprisonnés par Israël selon un recensement au mois d’août, dont 465 étaient des détenus administratifs. Le groupe a estimé que quelque 40% des Palestiniens mâles avaient été emprisonnés par Israël à un moment de leur vie.

26 octobre 2017 – Ma’an News – Traduction : Chronique de Palestine