Photo : ActiveStills

En juillet, les forces israéliennes d’occupation ont kidnappé 880 Palestiniens, dont 144 mineurs

Ma’an News – Rien qu’au mois de juillet, les forces israéliennes ont kidnappé 880 Palestiniens en Cisjordanie occupée, à Jérusalem-Est et dans la bande de Gaza assiégée, selon un rapport conjoint de la Société palestinienne des prisonniers (PPS), du Centre Al-Mezan pour les droits humains, de l’organisation Addameer de défense des prisonniers et du Comité palestinien des prisonniers.

Parmi les détenus se trouvent 144 enfants et 18 femmes, souligne le rapport, ajoutant que la majorité des enlèvements ont eu lieu à Jérusalem-Est et dans le district de Jérusalem en Cisjordanie, avec 425 détentions.

La zone de Jérusalem est suivie par Hébron avec 120 détentions, Naplouse avec 85, Jénine avec 49, Qalqiliya avec 47, Bethléem avec 45, Ramallah avec 37, Tulkarem avec 36, Tubas avec 14, Salfit avec 10 et Jéricho avec 10, tandis que deux personnes de la bande de Gaza ont été également enlevées.


Manifestation de soutien aux prisonniers en grève
de la faim – Ramallah, avril 2017

Les kidnappings de juillet ont porté le nombre total de prisonniers palestiniens en détention israélienne à 6400, dont 52 femmes, 10 adolescentes et 300 enfants, toujours selon le rapport.

Parmi les détenus, il y a 12 membres du Conseil législatif palestinien (PLC), dont l’un a été classé par Israël comme « un combattant illégal ».

Environ 450 prisonniers sont détenus sans procès ou accusés en vertu de la politique de détention administrative israélienne, largement condamnée au niveau international.

Les autorités israéliennes d’occupation ont émis 97 ordonnances de détention administratives en juillet, dont 20 ont été promulguées pour la première fois, tandis que les autres Palestiniens ont vu leurs détentions administratives existantes se renouveler.

Les raids israéliens dans les villes palestiniennes, les villages et les camps de réfugiés se produisent quotidiennement en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, avec une moyenne bimensuelle de 95 raids de recherche et d’enlèvements réalisés au cours de l’année 2016, selon la documentation de l’ONU.

8 août 2017 – Ma’an news – Traduction : Chronique de Palestine




Photo : ActiveStills

En juin, Israël a kidnappé 388 Palestiniens, dont 70 mineurs

Samidoun – Les institutions palestiniennes travaillant sur les problèmes des prisonniers ont publié le 11 juillet leur rapport mensuel pour le mois de juin 2017.

La Société des prisonniers palestiniens, le Centre de défense des droits de l’homme Al-Mezan, l’Association des défenseurs des droits des prisonniers Addameer et la Commission des affaires des prisonniers ont publié le rapport, traduit ici par le Réseau de solidarité des prisonniers palestiniens Samidoun.

Au mois de juin 2017, 388 Palestiniens de la Cisjordanie, de la Bande de Gaza et de Jérusalem ont été enlevés par les forces d’occupation israéliennes, dont 70 mineurs et six femmes.

Selon le rapport, les forces d’occupation se sont saisis de 126 Palestiniens à Jérusalem, 70 à al-Khalil [Hébron], 38 à Naplouse, 32 à Ramallah et El-Bireh, 30 à Jénine, 30 à Tulkarem, 27 à Bethléem, 14 à Qalqilya, sept à Jéricho, sept à Tubas, six à Salfit et un dans la bande de Gaza.

Il y a actuellement environ 6300 prisonniers politiques palestiniens dans les prisons israéliennes, dont 57 femmes, 10 filles mineures, 300 mineurs et enfants et 486 détenus administratifs, ainsi que 11 députés du Conseil législatif palestinien (à la date du 11 juillet).

En ce qui concerne le nombre d’ordonnances de détention administratives, 61 ordonnances de détention ont été émises en juin, dont 19 nouvelles et 42 en renouvellement pour la deuxième et troisième fois.

Torture et mauvais traitements

Malgré l’interdiction de la torture dans le droit international humanitaire et des droits de l’homme, en particulier dans la Convention contre la torture, qui a clairement défini la torture comme « tout acte par lequel une douleur ou une souffrance sévère, physique ou mentale, est intentionnellement infligée à une personne à des fins d’obtenir de lui, ou d’une tierce personne, des informations ou une confession ».

Cependant, les autorités d’occupation, au mépris de la Convention, continuent à pratiquer la torture sous diverses formes contre des prisonniers palestiniens,  » target= »_blank »>y compris des enfants, dans les centres d’interrogatoire.

Sur la base des visites d’avocats d’institutions partenaires auprès de centres d’interrogatoire et de détention israéliens, il a été constaté que ces autorités continuent d’utiliser des méthodes psychologiques et physiques et des formes de torture et de mauvais traitements pendant les interrogatoires, notamment des positions de shabeh ou de stress, les cris, les insultes et l’humiliation, les longues heures d’interrogatoire, les menaces d’arrestation de membres de la famille, la privation de sommeil, le déni d’accès aux avocats ou l’emprisonnement dans un centre d’interrogatoire qui ne comporte pas les conditions minimales pour la vie humaine, en vue d’obtenir une confession qui garantisse une condamnation ultérieure.

Baha Ka’adan de Tulkarem est emprisonné depuis le 17 avril 2017. Lors d’une visite de son avocat au centre d’interrogatoire de Jalameh, il a confirmé qu’il avait été soumis à un interrogatoire très dur pendant près de deux mois. Il a été interrogé en permanence pendant de longues heures et jours, a été empêché de dormir ou seulement sur la chaise d’interrogation, à laquelle il a été attaché à la main et au pied, en plus de l’abreuver de cris et malédictions et de le menacer d’arrêter les membres de sa famille et de détruire sa maison.

Au cours de l’interrogatoire, sa maison a été envahie par des soldats israéliens qui ont amené Baha avec eux afin qu’il voit les soldats de l’occupation entrer dans sa maison et détruire ses affaires, hurler sur sa famille et amener sa mère devant lui dans une tentative de faire pression pour le faire avouer.

L’étudiante palestinienne Istabraq Yahya d’al-Ram a confirmé lors d’une visite de son avocat qu’elle a été maltraitée lors de son interrogatoire au centre d’interrogatoire de Moskobiya. Les interrogateurs ont hurlé à plusieurs reprises sur elle, la menaçant de viol et d’une longue détention, tout en menaçant les membres de sa famille. Au début de l’interrogatoire, elle a été interrogée en permanence pendant 12 heures consécutives au cours de laquelle elle a été privée de sommeil, la main et le pieds attachés à la chaise d’interrogatoire.

** Information: L’avocat palestinien Muhammad Allan a mis fin à sa grève de la faim le 11 juillet après 34 jours. Un accord aurait été trouvé selon lequel il ne sera pas détenu administrativement. Il est actuellement devant les tribunaux militaires israéliens.

Le prisonnier palestinien Muhammad Allan, de la ville d’Einabus à Naplouse, était en grève de la faim depuis le 8 juin 2017 pour protester contre sa nouvelle arrestation et la menace de détention administrative sans inculpation ni procès. Il a été transféré devant un tribunal militaire. Allan, un avocat, a été arrêté à plusieurs reprises. En 2015, il a suivi une grève de la faim de plus de deux mois.

Plus de 100 prisonniers ont mené des grèves individuelles depuis 2012, depuis que Khader Adnan a été en grève de la faim contre la détention administrative. La détention administrative continue d’être largement utilisée contre les civils palestiniens. En outre, un certain nombre de personnes ont été transférées de la détention administrative vers les tribunaux militaires pour des accusations telles que « incitation » [à la résistance].

Les institutions partenaires considèrent que la réincarcération de Muhammad Allan est une initiative très dangereuse et menaçante de la part de l’occupation. Elles ont également mis en garde contre les répercussions sur sa santé d’une nouvelle grève de la faim et ont mis en garde les autorités de l’occupation contre la poursuite de leur pratique consistant à remettre en en détention administrative Allan et d’autres ex-prisonniers qui avaient été précédemment libérés.

15 juillet 2017 – Samidoun – Traduction : Chronique de Palestine




Photo : Ma'an News

L’avocate palestinienne Shirin Issawi en isolement cellulaire depuis 3 semaines

Ma’an NewsLe Service pénitentiaire israélien (IPS) a placé l’avocate palestinienne emprisonnée Shirin Tariq Issawi, en isolement cellulaire depuis plus de trois semaines, a déclaré ce jeudi le Comité palestinien de défense des prisonniers.

Issawi, emprisonnée en mars 2014, a été condamnée à quatre ans de prison l’an dernier en même temps que son frère Medhat pour avoir entretenu des contacts avec des prisonniers palestiniens.

L’avocat du comité, Hanan al-Khatib, a déclaré que Issawi avait été placée en isolement cellulaire dans la prison de Jalama depuis le 22 juin, après s’être opposés à des responsables de l’IPS lors d’un raid dans la prison de Damon.

Al-Khatib a déclaré que les forces de l’IPS ont agressé violemment Issawi pendant le raid de Damon, provoquant des hémorragies et des contusions, avant de la transférer ainsi trois autres prisonnières – Dalal Abu al-Hawa, Sabah Faroun et Ataiya Abu Eisha – en isolement à Jalama.

Elle a ajouté que les trois autres femmes prisonnières avaient depuis été retirées de l’isolement, alors que Issawi est restée en isolement, ce qui ce jeudi faisait 22 jours.

Un porte-parole d l’IPS a confirmé à Ma’an que Issawi était détenue en isolement cellulaire, ajoutant que la mesure avait été prise pour des « raisons administratives ».

Issawi a déclaré à l’avocat al-Khatib qu’après le raid à Damon, elle avait été condamnée à une amende de 700 shekels (198 dollars), qu’elle était interdite de visites familiales, ne pouvait acheter aucun complément alimentaire pendant un mois et condamnée à sept jours d’isolement cellulaire, tandis que les autres Palestiniens détenus à Damon ont été privés de sortie pendant trois jours.

Issawi a décrit les conditions d’emprisonnement à Jalama comme terribles, en disant à Al-Khatib que trois caméras de surveillance ont été installées dans sa cellule, laquelle est sale, envahissant sa vie privée en tout temps, tandis que la fenêtre de la cellule était obscurcie par des feuilles de plastique et que les gardiens de prison lui lançaient des injures racistes.

Shirin Issawi, qui est également la sœur du prisonnier proéminent Samer Issawi, a menacé d’entamer une grève de la faim si Israël continuait à la maintenir en isolement cellulaire.

Selon le groupe de défense des droits des prisonniers Addameer, sur les 6200 Palestiniens détenus en prisonniers israéliens en mai, 56 étaient des femmes ou des jeunes filles.

Addameer a dénoncé les mauvais traitements infligés aux femmes palestiniennes par les autorités pénitentiaires israéliennes, affirmant que la majorité des détenues palestiniennes étaient victimes de « torture psychologique » et de « mauvais traitements » de la part des autorités israéliennes d’occupation, y compris « diverses formes de violence telles que des coups, des insultes, des menaces, des fouilles corporelles et du harcèlement sexuel explicite ».

13 juillet 2017 – Ma’an News – Traduction : Chronique de Palestine




Photo : Al Jazeera/Ezz Zaanoun

La résistance palestinienne négocie avec l’occupant un accord pour un échange de prisonniers

Adnan Abu AmerLes négociations entre le Hamas et Israël sur un nouvel accord d’échange de prisonniers semblent progresser, ce qui soulève des questions sur les concessions que chaque parti est prêt à offrir pour qu’un tel accord se matérialise.

Les médias israéliens signalent que le Hamas et Israël ont fait des progrès notables dans la négociation d’un possible échange de prisonniers sous la direction d’une tierce partie, mais chacun des protagoniste continue de provoquer l’autre.

La radio publique israélienne (KAN) a déclaré le 26 juin qu’une tierce partie dont le nom n’a pas été divulgué négociait un accord. L’analyste des affaires politiques de KAN, Amir Bar Shalom, a déclaré dans une émission que les négociations ont franchi un cap lorsqu’une délégation du Hamas s’est rendue au Caire du 4 au 10 juin. La délégation, dirigée par le responsable du bureau politique de l’organisation dans la bande de Gaza, Yahya al-Sinwar, a rencontré d’importants responsables égyptiens appartenant à la direction générale du renseignement.

Le Hamas n’a pas officiellement réagi, mais le porte-parole du Hamas Hazem Qassem a déclaré à Al-Monitor: « Le Hamas considère la libération des détenus palestiniens dans les prisons israéliennes comme une priorité absolue puisqu’il s’agit d’un problème national de base. La participation du mouvement aux négociations avec Israël pour parvenir à un nouvel accord d’échange de prisonniers pour les Israéliens détenus par les Brigades Izz Ad-Din al-Qassam [l’aile militaire du Hamas] doit être précédée de l’engagement d’Israël de respecter l’accord précédant de 2011 et de remettre en liberté les prisonniers relâchés en 2014 puis ensuite réincarcérés. Les fuites israéliennes au sujet des négociations pour un nouvel accord d’échange n’atteindront pas leur objectif qui est de tirer des informations du Hamas au sujet de ses prisonniers israéliens. Les Israéliens réclament une action et exercent une pression sur leur gouvernement qui néglige la question de leurs détenus aux mains du Hamas ».

En juin 2016, la famille du détenu israélien Avraham Mangisto a organisé un sit-in devant le bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu pour exiger le retour de leur fils. En outre, les familles des soldats israéliens Oron Shaul et Hadar Goldin ont menacé de tenir périodiquement leur protestation devant le bureau de Netanyahu pour exiger qu’Israël organise la restitution des dépouilles de leurs fils. Les deux soldats ont été tués en 2014.

Les nouvelles de KAN concernant les progrès supposés dans l’échange de prisonniers ont paradoxalement coïncidé avec les sanctions israéliennes contre les détenus du Hamas dans les prisons israéliennes. Le 29 juin, les familles de 100 détenus de la bande de Gaza se sont retrouvées interdites de visiter les membres de leur famille dans les prisons israéliennes.

Il y a plus de 7000 détenus palestiniens dans les prisons israéliennes, dont 330 venant de Gaza, 680 de Jérusalem et 6000 de Cisjordanie.

Il convient de noter que depuis des années, le Hamas a refusé d’autoriser l’accès de la Croix-Rouge aux détenus israéliens. Il a rejeté à nouveau la demande la plus récente, datée du 6 juin.

Abdul Rahman Chedid, le directeur d’Asra Media Office, un groupe palestinien de défense des droits des prisonniers, a déclaré à Al-Monitor: « La décision israélienne revient à déclarer la guerre aux détenus du Hamas en exerçant une pression sur le mouvement pour libérer les soldats israéliens et répondre à l’exigence leurs familles qui est de ‘punir les détenus du Hamas dans les prisons israéliennes’. La décision pourrait être la première d’une série de sanctions qu’Israël appliquera sur les détenus du Hamas, et cela n’a pas été motivé par des violences que des détenus palestiniens auraient commises contre le Service pénitentiaire israélien. C’est plutôt une décision politique et gouvernementale israélienne. Les représailles contre les détenus de Gaza dans les prisons israéliennes sont aujourd’hui appliquées parce que des soldats israéliens sont prisonniers dans la bande de Gaza ».

Les fuites d’un éventuel échange ont également coïncidé avec le 11ème anniversaire de la capture par le Hamas du soldat israélien Gilad Shalit dans le sud de Gaza en 2006. Shalit est resté prisonnier pendant cinq ans et a été libéré en 2011 en échange de plus d’un millier de détenus palestiniens en Israël.

L’expert palestinien pour les affaires israéliennes, Mahmoud Mardawi, a déclaré à Al-Monitor: « Israël n’est pas prêt à un nouvel accord d’échange avec le Hamas en raison de la composition partisane du gouvernement israélien et de son orientation fascisante. Les parties qui participent à la Coalition nationale [au gouvernement] – en particulier le parti juif (HaBayit HaYehudi) – refuseront tout nouvel accord. Le Foyer juif fait appel à la réincarcération des détenus [palestiniens] libérés dans le cadre de l’accord de 2011. Dans le même temps, le gouvernement israélien ne refuse aucun effort d’une tierce partie pour initier des négociations avec le Hamas. En effet, au cas où des élections législatives anticipées seraient organisées en Israël, Netanyahou pourrait approuver un accord avec le Hamas pour renforcer sa popularité parmi les Israéliens. Le retour des soldats détenus dans leurs familles est une demande populaire israélienne, et peut-être les États-Unis ont-ils demandé à l’Égypte d’utiliser la visite de la délégation du Hamas pour aborder le sujet des soldats israéliens capturés par le mouvement [de la résistance] ».

Les États-Unis semblent s’immiscer dans la question des soldats israéliens détenus par le Hamas. L’ambassadeur des États-Unis en Israël David Friedman a déclaré le 26 juin que Washington est en colère contre le Hamas pour avoir refusé de libérer les soldats israéliens, et il estime que le Hamas est responsable de la souffrance de leurs familles.

L’envoyé des États-Unis, Jason Greenblatt, a rencontré le 23 juin des familles de soldats israéliens morts et/ou détenus et a exprimé sa consternation face au comportement du Hamas, qu’il qualifiait « d’inhumain ».

Un détenu palestinien dans le centre de détention de Ramon dans le désert du Negev a déclaré à Al-Monitor sous couvert d’anonymat: « Les sanctions actuelles des autorités israéliennes contre les détenus palestiniens ressemblent à celles qui ont été imposées dans le cadre de l’accord de change précédent pour faire pression sur les détenus palestiniens dans les prisons et le leadership du Hamas à l’extérieur pour faire baisser leurs exigences et libérer les soldats israéliens à moindre coût dans un échange futur ».

Khaled Meshaal, l’ancien responsable du bureau politique du Hamas, a déclaré en avril que certains partis, qu’il ne nomme pas, ont offert une médiation dans des négociations entre le Hamas et Israël, mais ils ont fait face à deux obstacles importants. Premièrement, Israël a tenté d’ignorer la question et a souligné qu’elle n’était pas négociable. Deuxièmement, le Hamas a refusé de commencer des négociations indirectes à ce moment-là, si ce n’est à la condition que plus de 60 prisonniers qui ont été libérés dans le premier accord d’échange en 2011 et qui depuis ont été à nouveau kidnappés par Israël à la mi-2014 soient libérés.

Entre les fuites israéliennes et les réserves du Hamas concernant les négociations pour un nouvel échange, il ne peut y avoir de la fumée sans feu. Israël et le Hamas pourraient tenir des pourparlers sous la table, par l’intermédiaire de l’Égypte, à des fins de confidentialité. Mais l’échec ou le succès d’un tel accord porterait sur certains développements, principalement la normalisation en cours des relations entre le Hamas et l’Égypte, un arrêt par Israël des représailles à l’encontre des prisonniers du Hamas, et un changement dans la composition du gouvernement israélien.

Mais il reste toujours l’éventualité que le renseignement israélien ne finisse par localiser les prisonniers israéliens dans la bande de Gaza, et ne les libère sans rien concéder au Hamas.

* Adnan Abu Amer est doyen de la Faculté des Arts et responsable de la Section Presse et Information à Al Oumma Open University Education, ainsi que Professeur spécialisé en Histoire de la question palestinienne, sécurité nationale, sciences politiques et civilisation islamique. Il a publié un certain nombre d’ouvrages et d’articles sur l’histoire contemporaine de la Palestine.

Articles du même auteur.

7 juillet 2017 – Al-Monitor – Traduction : Chronique de Palestine




Photo : MaanImages

Khitam al-Saafin, Présidente de l’Union des femmes palestiniennes, sous le coup de la « détention administrative »

Ma’an News – Les autorités israéliennes d’occupation ont ce dimanche condamné Khitam al-Saafin, la présidente du Comité de l’Union des femmes palestiniennes, à trois mois de détention administrative, la politique d’internement hautement contestée d’Israël d’emprisonnement, sans procès ou accusations et sans limite de temps.

Mahmoud Hassan, responsable de l’unité juridique du groupe de défense des droits des prisonniers, Addameer, a déclaré qu’une séance de la Cour se tiendra tenue mercredi dans le centre de détention d’Ofer pour confirmer la peine.

Les forces israéliennes ont enlevé Al-Saafin le 2 juillet dans le village de Beituniya au centre de la Cisjordanie occupée, le même jour où elles ont kidnappé Khalida Jarrar, membre du Conseil législatif palestinien, un autre militante de défense des Droits de l’homme.

La cour d’Ofer a prolongé lundi les détentions d’al-Saafin et de Jarrar en attendant l’exploitation des données des ordinateurs qui ont été volés à leurs domiciles pendant les raids, et pour donner aux juges israéliens le temps de se prononcer en faveur d’une détention administrative.

L’armée israélienne a prétendu que les deux détentions étaient dues aux rôles importants joué par les feux femmes dans le Front populaire pour la libération de la Palestine (FPLP) – un parti palestinien de tendance marxiste bien connu, qu’Israël considère comme un groupe « terroriste ».

« Nous protestons contre l’arrestation de députés et militantes palestiniennes, ainsi que la détention continue des dirigeants politiques et de responsables de la société civile palestinienne », a déclaré Hanan Ashrawi, du comité exécutif de l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP), ajoutant que « clairement, cette arrestation politique est une preuve supplémentaire que le système judiciaire en Israël n’a rien à voir avec la justice ».

En réponse aux raids de détention, le FPLP a déclaré: « ces attaques n’empêcheront pas (le FPLP) de continuer à assumer son rôle dans la résistance à l’occupation et de faire face aux crimes et aux projets qui tentent de liquider la cause palestinienne ».

Selon Addameer, il y avait en mai 6200 Palestiniens dans les prisons israéliennes, dont 56 femmes, et 490 prisonniers en détention administrative.

Israël utilise la détention administrative presque exclusivement contre les Palestiniens. La politique israélienne largement condamnée permet qu’un détenu soit condamné pour des intervalles allant jusqu’à six mois et renouvelables sans limite, sur la base de soit-disant preuves non divulguées.

Bien que les autorités israéliennes prétendent que la retenue d’éléments de « preuve » pendant la détention administrative est essentielle pour les préoccupations sécuritaires de l’État, les groupes de défense des droits de l’homme ont affirmé que cette politique permet aux autorités israéliennes d’emprisonner des Palestiniens pour une durée indéterminée sans aucune preuve pouvant justifier leurs détentions.

Les groupes de défense des droits de l’homme estiment que la politique de détention administrative d’Israël sert à perturber les processus politiques et sociaux palestiniens, notamment en s’attaquant aux responsables politiques, les militants et les journalistes palestiniens.

9 juillet 2017 – Ma’an News – Traduction : Chronique de Palestine




Archives : info-palestine.eu

Muhammed Allan, en grève de la faim depuis 30 jours

Samidoun – L’avocat palestinien Muhammad Allan est à présent à son trentième jour de grève de la faim contre son emprisonnement injuste par l’occupant israélien.

Allan, âgé de 33 ans, a mené une grève de la faim de 66 jours en 2015 lorsqu’il a été emprisonné sans inculpation ni procès sous le coup de la détention administrative, imposant finalement sa libération en novembre 2015.

Aujourd’hui il est à nouveau emprisonné par les forces d’occupation israéliennes, et il a entamé sa grève de la faim dès le 8 juin, le jour même où les forces d’occupation ont envahi sa maison dans le village d’Einabus près de Naplouse, le kidnappant.

Après une semaine de grève de la faim, il a été transféré en isolement cellulaire dans la prison de Megiddo. Il a ensuite été transféré à la prison de Shatta, puis à la prison de Gilboa, puis est retourné à Megiddo, toujours pour rester isolé. Le Service pénitentiaire israélien utilise des transferts fréquents comme une forme de pression sur les prisonniers palestiniens, en particulier les prisonniers en grève de la faim.

Le mercredi 5 juillet, le tribunal militaire de Salem a de nouveau prolongé sa détention. Dimanche, le tribunal militaire a indiqué qu’il serait accusé d’incitation [à la résistance] pour avoir publié sur les médias sociaux et participé à des manifestations pour soutenir les prisonniers palestiniens et exiger leur libération.

Allan a déclaré qu’il était déterminé à poursuivre sa grève jusqu’à ce qu’il soit clair qu’il ne sera pas condamné à la détention administrative, à l’emprisonnement sans inculpation ni au procès et sans limite de temps.

Allan a passé plus de trois ans dans les prisons israéliennes au fil des années, sous détention la administrative, et accusé d’appartenance à une organisation interdite, le Jihad islamique palestinien. Il est avocat de profession.

À New York, Samidoun, le Réseau de solidarité des prisonniers palestiniens de a organisé une manifestation ce vendredi 7 juillet pour la libération d’Allan alors qu’il entre dans sa 30e journée de grève de la faim.

Les manifestants ont également exhorté au boycott des produits informatiques Hewlett-Packard (HP) car cette société a plusieurs contrats pour fournir l’infrastructure technologique nécessaire au système d’apartheid, dont les services de base de données pour les prisons israéliennes.

7 juillet 2017 – Samidoun – Traduction : Chronique de Palestine




La députée palestinienne Khalida Jarrar à nouveau kidnappée et emprisonnée par les forces d’occupation

Ma’an NewsLes responsables politiques palestiniens ont réagi avec indignation après la détention de Khalida Jarrar, membre du Conseil législatif palestinien (CLP), kidnappée par les forces israéliennes d’occupation à son domicile à Ramallah lors d’un raid militaire à l’aube ce dimanche.

Le responsable du Comité palestinien des affaires de prisonniers Issa Qaraqe, a condamné Israël pour avoir arrêté Jarrar, membre du Front Populaire de libération de la Palestine (FPLP) de gauche, qui dirige également la Commission des Prisonniers du CLP et est vice-présidente du conseil d’administration du groupe de défense des droits des prisonniers palestiniens Addameer.

Qaraqe a déclaré que la détention de Jarrar, qui survient un peu plus d’un an après sa libération d’une prison israélienne, représentait une claire « violation des lois internationales et de l’immunité accordée aux députés élus ». Il a exigé que tous les parlements arabes et étrangers interviennent et fassent leur maximum pour imposer la libération Jarrar ainsi que celle des 12 autres membres du CLP actuellement emprisonnés par Israël.

Selon Qaraqe, les forces israéliennes ont enlevé et emprisonné environ 70 députés depuis 2002, soit près de la moitié du nombre total de membres du Conseil Législatif Palestinien. Il a souligné le ciblage des femmes parlementaires au fil des ans, avec l’emprisonnement de Majida Fida et Samira Halaika.

Hanan Ashrawi, du comité exécutif de l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP), a publié une déclaration dans laquelle elle a également déploré la détention de la présidente de l’Union des comités de femmes palestiniennes Khitam Saafin à Beituniya la même nuit où Jarrar a été détenue.

Photo : plataformademujeresartistas.wordpress.com

Avril 2011 – Khitam Saafin lors d’une rencontre à Madrid pour la lutte contre la violence sexiste – Photo : plataformademujeresartistas.wordpress.com

« Nous protestons contre l’arrestation de députés et militantes palestiniennes, ainsi que la détention continue des dirigeants politiques et de responsables de la société civile palestinienne », a commenté Ashrawi, ajoutant que « clairement, cette arrestation politique est une preuve supplémentaire que le système judiciaire en Israël n’a rien à voir avec la justice ».

Hanan Ashrawi a appelé à la libération immédiate de Jarrar, en disant: « Israël ne doit pas avoir la main libre pour déshumaniser les Palestiniens et dévaluer systématiquement leur vie et leurs droits fondamentaux ».

En réponse aux raids de détention, le FPLP a déclaré: « ces attaques n’empêcheront pas (le PFLP) de continuer à assumer son rôle dans la résistance à l’occupation et de faire face aux crimes et aux projets qui tentent de liquider la cause palestinienne ».

La faction de gauche de l’OLP a déclaré que les arrestations « ne font que souligner la futilité » de l’approche de la l’Autorité palestinienne par rapport à des négociations de paix, et de sa coordination répressive avec Israël. Le FPLP a rappelé « la justesse de la position du Front et de sa lutte ininterrompue pour construire la résistance ».

Le FPLP a également déclaré que les détentions de responsables et de militants palestiniens font partie intégrante de « la campagne haineuse lancée par l’entité sioniste et son premier ministre, le criminel de guerre Benjamin Netanyahu, contre le Front populaire pour la libération de la Palestine et les organisations de la résistance. »

Le FPLP a exhorté les masses palestiniennes à renforcer le soutien aux prisonniers politiques dans les prisons israéliennes, en particulier pour Jarrar, Saafin et Muhammad Allan, lequel est en grève de la faim depuis 25 jours.

Pendant ce temps, dans une déclaration reçue par Ma’an, le porte-parole de Fatah, Usama al-Qawasmeh, a critiqué sans le nommer un responsable du FPLP pour avoir accusé l’Autorité palestinienne d’être impliquée dans le kidnapping de Jarrar.

« Alors que nous avons dénoncé la détention de la députée Jarrar, et alors que nous défendons le FPLP devant les Nations Unies, nous sommes surpris et nous dénonçons dans les termes les plus forts les commentaires d’un dirigeant du FPLP qui a accusé l’AP d’avoir prêté la main dans la détention [de Jarrar] », a déclaré Al-Qawasmeh. « C’est une attitude honteuse et inappropriée pour le FPLP et son histoire, et une fabrication de toutes pièces fondée sur des soupçons éhontés ».

L’Union des comités de femmes palestiniennes « a fortement dénoncé » l’arrestation de sa présidente [Khitam Saafin] et de Jarrar, dans un communiqué diffusé par Samidoun, le Réseau de solidarité avec les prisonniers palestiniens.

L’union a décrit la détention politique des dirigeants du mouvement des femmes comme « une partie des nombreuses tentatives de faire taire la voix palestinienne libre qui s’oppose à l’occupation et ses attaques contre le peuple palestinien ».

Le Front syndical progressiste en Palestine a également publié une déclaration sur l’emprisonnement de Jarrar et Saafin par les forces israéliennes. « Ces arrestations sont des actions racistes et fascistes visant à faire taire les voix de la vérité », a-t-il déclaré.

2 juillet 2017 – Ma’an News – Traduction : Chronique de Palestine




Muhammad Allan - Photo : Archives

Muhammad Allan, en grève de la faim depuis 25 jours

Ma’an News – Alors que Muhammad Allan a entamé (à la date du 2 juillet) son 25e jour en grève de la faim dans une prison israélienne, le Centre d’études des prisonniers palestiniens a appelé les Palestiniens et les groupes internationaux à faire davantage pour soutenir le prisonnier palestinien.

Le responsable du Centre d’études, Rafaat Hamdouna, a appelé les organisations humanitaires, les organisations palestiniennes et les médias à accroître la pression sur Israël pour obtenir la libération d’Allan.

Allan, un avocat du village d’Einabus, dans la région de Naplouse, dans le nord de l’occupation de la Cisjordanie, a été libéré de prison en novembre 2015 après une période d’un an de détention administrative – la politique d’internement largement condamnée d’Israël sans inculpation ni procès et sans limite de durée. Il avait alors mené une grève de la faim longue de 66 jours pour protester contre sa détention.

Cependant, Allan a été à nouveau kidnappé par les forces israéliennes d’occupation le 8 juin et il a commencé sa grève de la faim le même jour.

Il aurait été placé en cellule d’isolement au 10e jour de sa grève.

Un tribunal militaire israélien a accusé Allan d’avoir « incité » [à la résistance] dans les médias sociaux, ce qui poussé son père à dire que les forces israéliennes « voulaient à nouveau emprisonner son fils et se venger de lui, depuis le jour l’année dernière où il a été libéré de la détention administrative ».

Les autorités israéliennes ont justifié leur répression sur l’activité des médias sociaux palestiniens, arguant qu’une vague de troubles qui a commencé en octobre 2015 a été provoquée par l’incitation [à la résistance] en ligne, bien que les Palestiniens aient plutôt souligné comme motif d’actes de violence, la frustration et le désespoir provoqués par l’occupation vieille de 50 ans par Israël du territoire palestinien et l’absence d’horizon politique.

La suppression de la liberté d’expression palestinienne au cours des derniers mois a également vu les librairies fermées, tandis que des militants, des journalistes, des romanciers et des poètes ont été emprisonnés.

La grève de la faim d’Allan intervient à la suite d’une grève de la faim de 40 jours menée par des centaines de prisonniers palestiniens pour dénoncer la violation de leurs droits humains fondamentaux dans les prisons israéliennes.

Bien les responsables palestiniens et les dirigeants de la grève de la faim aient déclaré une victoire, IPS a nié à maintes reprises avoir négocié avec les prisonniers ou accédé à la moindre de leurs demandes.

3 juillet 2017 – Ma’an News – Traduction : Chronique de Palestine




Photo : ActiveStills

Israël pratique une « torture systématique » à l’encontre des prisonniers palestiniens

Ma’an NewsLe groupe de défense des droits des prisonniers palestiniens, Addameer, a publié une déclaration ce lundi à l’occasion de la « Journée internationale de soutien aux victimes de la torture », soulignant l’utilisation par Israël de la « torture et des mauvais traitements » sur les détenus palestiniens, qui ont entraîné la mort de 73 prisonniers Palestiniens depuis 1967.

Selon Addameer, la pratique de la torture par les autorités israéliennes, menée de manière systématique, contrevient à de nombreuses lois et conventions internationales interdisant l’utilisation de la torture. Il faut noter que les autorités pénitentiaires israéliennes sont rarement tenues pour responsables des abus à l’encontre des prisonniers palestiniens.

Depuis 1967, après qu’Israël ait occupé de nouveaux territoires palestiniens dont la Cisjordanie, Jérusalem-Est et la bande de Gaza, 73 détenus palestiniens sont décédés dans les prisons israéliennes après avoir été torturés pendant les séances interrogatoires, a rapporté le groupe. Le dernier prisonnier mort sous la torture, Arafat Jaradat âgé de 30 ans, a été torturé à mort dans la prison de Megiddo en Israël [Palestine de 1948] en 2013.

Le ministère israélien de la Santé avait osé prétendre dans son autopsie qu’aucune contusion n’avait été trouvée sur le corps de Jaradat, à l’exception d’une côte fracturée mais après de sa mort, en raison des tentatives de réanimation effectuées par le Service pénitentiaire israélien (IPS)…

Cependant, Addameer avait relevé qu’un expert en médecine légale avait constaté que Arafat avait été «sévèrement battu» pendant sa détention et qu’il avait développé un syndrome de détresse respiratoire aiguë qui avait causé sa mort.

« Malgré cela, à jour, aucun responsable israélien n’a été tenu responsable pour la mort de Jaradat », a déclaré Addameer.

Comme Jaradat, de nombreux autres Palestiniens ont été soumis à des «tortures psychologiques et physiques» pendant les interrogatoires israéliens, a noté le groupe, car les interrogatoires peuvent durer jusqu’à 75 jours et les avocats peuvent se voir refuser l’accès aux détenus pendant les 60 premiers jours des interrogatoires.

Le groupe a souligné certaines techniques de torture utilisées par les autorités israéliennes sur les Palestiniens pendant les interrogatoires, dont (liste non exhaustive…) :

– l’isolement prolongé du monde extérieur
– des conditions inhumaines de détention
– un usage excessif de baillons et de menottes
– des gifles et coups de pied- la privation de sommeil;
– le refus de nourriture et d’eau pendant de longues périodes
– le déni d’accès aux toilettes
– le déni d’accès aux douches ou de changer de vêtements pendant des jours ou des semaines
– l’exposition au froid ou à la chaleur extrêmes
– l’imposition de postures douloureuses
– les hurlement et exposition à des bruits forts
– les insultes et malédictions
– l’arrestation de membres de la famille ou menaces selon lesquelles des membres de la famille ont été arrêtés
– les abus sexuels
– les claques, coups de pied et coups de poing
– les secousses violentes.

Toute confession arrachée lors de ces épisodes de torture est jugée recevable dans les tribunaux israéliens, selon Addameer.

Le groupe a continué à souligner la pratique courante de la violence physique exercée par les forces israéliennes contre les Palestiniens durant les détentions, y compris lors des raids nocturnes effectués par les forces israéliennes d’occupation. Les soldats entrent souvent dans les maisons palestiniennes au cours de la nuit pour procéder aux détentions, tandis que les Palestiniens font trop souvent face à la violence aux barrages militaires et dans les rues.

« Alors que les temps et les lieux peuvent différer en ce qui concerne l’arrestation des détenus palestiniens, la politique des agressions physiques contre les détenus est systématique et pratiquée de manière répandue, quel que soit l’âge, le sexe ou les conditions de santé du prévenu », a déclaré le groupe.

Addameer a demandé à Antonio Guterres, secrétaire général des Nations Unies, de prendre des mesures pour que Israël respecte le droit international et permette aux agents de l’ONU de se rendre dans les prisons israéliennes afin de «surveiller et enquêter sur les conditions et les allégations de torture. »

Addameer a également exhorté l’ONU et d’autres parties à demander à la Cour pénale internationale (CPI) d’enquêter sur l’utilisation par Israël de la torture à l’encontre des Palestiniens.

Les détenus palestiniens, dont beaucoup sont des mineurs, ont souvent accusé Israël de pratiquer la torture. Plus tôt cette année, le Comité palestinien des prisonniers a détaillé la torture de deux adolescents palestiniens lors de leurs interrogatoires aux mains des autorités israéliennes.

Musab Muhammad Ghneimat, 17 ans, a expliqué comment il a été abattu avec des balles réelles en fuyant les soldats qui l’ont accusé d’avoir lancé une attaque au couteau. Une fois immobilisé, un soldat israélien a tiré deux balles au sol près de lui et un troisième sur son pied blessé, en tir direct.

De même, Ayad Amr, âgé de 16 ans, a déclaré qu’il a été détenu après que des soldats israéliens aient pénétré dans leur maison pendant un raid en début de nuit.

Il a déclaré qu’il avait été menotté, avec une cagoule sur les yeux, avant que les forces israéliennes ne l’aient « traîné » dans un camion militaire, les soldats l’injuriant en utilisant des « phrases immorales » avant d’être interrogé pendant des heures, tandis qu’un officier israélien lui hurlait au visage et le maudissait.

Selon Addameer, 6200 Palestiniens sont actuellement détenus dans des prisons israéliennes [chiffres du mois de mai], et la plupart d’entre eux « continuent de souffrir de tortures intentionnelles et systématiques, et de mauvais traitements ».

27 juin 2017 – Ma’an News – Traduction : Chronique de Palestine




Photo : archives - fplp.ps

Muhammad Allan, à nouveau emprisonné et en grève de la faim depuis 10 jours

Ma’an NewsLe bien connu prisonnier palestinien en grève de la faim, Muhammad Allan, a été transféré en isolement solitaire samedi, a déclaré Samidoun, un réseau de solidarité avec les prisonniers palestiniens.

Samidoun a cité le groupe de défense des droits des prisonniers Muhjat al-Quds, en disant qu’Allan, kidnappé par les forces israéliennes le 8 juin et qui a commencé sa grève de la faim ce même jour, a été transféré samedi du centre de détention de Jalama à la prison de Megiddo où il aurait été placé en isolement cellulaire.

La porte-parole du Service pénitentiaire israélien (IPS) Hana Herbst n’a pas directement confirmé à Ma’an le transfert d’Allan.

Cependant, Herbst a déclaré que la grève de la faim constituait « une violation disciplinaire en prison et était traitée en conséquence », ajoutant que IPS « transfère les détenus régulièrement en fonction de la gestion et des décisions opérationnelles ».

Les transferts arbitraires entre les prisons sont une tactique commune de l’IPS pour casser la résistance chez les prisonniers palestiniens.

Allan, un avocat du village d’Einabus, dans la région de Naplouse, au nord de l’occupation de la Cisjordanie occupée, a été libéré de prison en novembre 2015 après une période d’un an de détention administrative – la politique d’internement largement condamnée d’Israël sans inculpation ni procès, et sans limite de temps. Il avait mené une grève de la faim de 66 jours pour protester contre sa détention.

Un tribunal militaire israélien a accusé jeudi M. Allan d’avoir « d’incitation » [à la résistance] sur les médias sociaux, amenant ainsi son père à dire au site de nouvelles d’Al Quds que les forces israéliennes « ont détenu son fils pour se venger de lui depuis le jour de sa sortie de la détention administrative« .

Les forces israéliennes ont kidnappé au moins 400 Palestiniens en moins d’un an pour leur activité sur les médias sociaux, et 400 autres ont été détenus pour la même raison par l’Autorité palestinienne dans le cadre de sa politique de coordination répressive largement condamnée avec Israël, a rapporté le quotidien israélien Haaretz.

Les autorités israéliennes ont justifié leur répression sur l’activité des médias sociaux palestiniens, arguant qu’une vague de troubles qui a commencé en octobre 2015 a été provoquée par l’incitation [à la résistance] en ligne, bien que les Palestiniens aient plutôt souligné comme motif d’actes de violence, la frustration et le désespoir provoqués par l’occupation vieille de 50 ans par Israël du territoire palestinien et l’absence d’horizon politique.

La suppression de la liberté d’expression palestinienne au cours des derniers mois a également vu les librairies fermées, tandis que des militants, des journalistes, des romanciers et des poètes ont été emprisonnés.

La grève de la faim d’Allan intervient à la suite d’une grève de la faim de 40 jours menée par des centaines de prisonniers palestiniens pour dénoncer la violation de leurs droits humains fondamentaux dans les prisons israéliennes.

Bien les responsables palestiniens et les dirigeants de la grève de la faim aient déclaré une victoire, IPS a nié à maintes reprises avoir négocié avec les prisonniers ou accédé à la moindre de leurs demandes.

18 juin 2017 – Ma’an News – Traduction : Chronique de Palestine