Les Israéliens entament leur bain de sang quotidien à Gaza en bombardant une clinique de l’UNRWA

2 avril 2025 - Les proches survivants pleurent les 12 membres de la famille Abu Qaoud, massacrés lorsqu'une frappe aérienne israélienne a visé leur maison à Khan Yunis - Photo : Doaa Albaz / Activestills

Par Al-Jazeera

(3 avril, 5:00 GMT) Les Israéliens massacrent près de 80 Palestiniens dans des attaques à Gaza et bombardent une clinique des Nations Unies.

  • Plusieurs autres personnes ont été tuées dans des attaques israéliennes sur Gaza cette nuit, après que des sources médicales aient déclaré à Al Jazeera qu’au moins 77 Palestiniens étaient morts dans des frappes depuis l’aube mercredi.
  • Israël a été dénoncé pour un tir de missile sur un centre médical de l’UNRWA dans le camp de réfugiés de Jabalia, qui a tué au moins 22 personnes, dont des femmes et des enfants.
  • Plusieurs autres personnes ont été tuées dans des attaques israéliennes sur Gaza cette nuit, après que des sources médicales aient déclaré à Al Jazeera qu’au moins 77 Palestiniens étaient morts dans des frappes depuis l’aube mercredi.
  • Israël a été condamné pour un tir de missile sur un centre médical de l’UNRWA dans le camp de réfugiés de Jabalia, qui a tué au moins 22 personnes, dont des femmes et des enfants.
  • Le ministère de la santé de Gaza informe qu’au moins 50 423 Palestiniens sont morts et 114 638 blessés dans les attaques israéliennes contre Gaza. Le bureau des médias de l’administration de Gaza a actualisé le bilan à plus de 61 700 morts, précisant que des milliers de personnes disparues sous les décombres sont présumées mortes.

Des survivants décrivent l’attaque contre un centre médical de l’ONU à Gaza

Comme nous l’avons indiqué précédemment, l’armée israélienne a mené une attaque meurtrière mercredi contre un centre médical géré par l’agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) dans le camp de réfugiés de Jabalia, dans le nord de la bande de Gaza.

Au moins 22 personnes ont été tuées dans cette attaque, dont neuf enfants.

Des survivants et des témoins ont décrit à Al Jazeera les scènes horribles auxquelles ils ont assisté.

Récit de Moath al-Kahlout d’Al Jazeera :

Netanyahu arrive en Hongrie au mépris du mandat d’arrêt international

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, est arrivé en Hongrie, alors que le gouvernement hongrois et lui-même défient le mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) qui demande son arrestation pour des crimes de guerre présumés à Gaza.

« Nous souhaitons la bienvenue à Budapest au premier ministre d’Israël, Benjamin Netanyahu ! » a vomi le ministre hongrois de la défense, Kristof Szalay-Bobrovniczky, sur Facebook, à côté de plusieurs photos de Netanyahu reçu sur un tapis rouge par le ministre et une garde d’honneur militaire.

L’invitation de Netanyahu en Hongrie par le Premier ministre Viktor Orban a été dénoncée par Amnesty International, qui a déclaré qu’il s’agissait d’une « tentative cynique de saper la CPI ».

La Hongrie est partie au Statut de Rome qui a institué la CPI et a l’obligation légale de détenir M. Netanyahu au nom de la Cour.

« En tant qu’État membre de la Cour pénale internationale (CPI), la Hongrie doit l’arrêter s’il se rend dans le pays et le remettre à la Cour », a déclaré mercredi Erika Guevara Rosas, d’Amnesty International, avant l’arrivée de Netanyahu à Budapest.

La barbarie israélienne ne connait aucune limite

Jonathan Whittall, chef du Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA), a déclaré qu’Israël menait une guerre « sans limites » à Gaza.

M. Whittall a déclaré aux journalistes que 64 % du territoire de Gaza était désormais inaccessible aux Palestiniens et que la population civile ne connaissait aucune sécurité.

« Nulle part et personne n’est en sécurité à Gaza », a déclaré M. Whittall. « Mes collègues me disent qu’ils veulent simplement mourir avec leur famille. Leur pire crainte est de mourir seuls », a-t-il ajouté.

Il n’y a plus de solutions humanitaires à la crise de Gaza, qui nécessite une « action politique ».

« Je pense qu’il faut commencer par rendre des comptes », a-t-il déclaré. « L’aide ne compensera pas et ne peut pas compenser les échecs politiques que nous avons constatés à Gaza. »

3 avril 2025 – Al-Jazeera – Traduction : Chronique de Palestine

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